Trois comédiens questionnent aujourd'hui le vieux récit de l'Iliade avec ce texte shakespearien baroque, burlesque, émouvant. Le temps s'est arrêté, c'est la trêve avant la guerre et l'amour...

Une réflexion allègre et rebondissante sur l'amour propre et la quête du discernement.

 

Adaptation et mise en scène : Jean-Christophe Barbaud

Distribution : Mikael Alhawi, Benjamin Baclet, Axelle Wassmer


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Intentions
Trois jeunes comédiens et un metteur en scène s'emparent de ce texte de Shakespeare peu connu de Troïlus et Cressida.

Leur programme artistique :

suggérer aujourd'hui en une première maquette les différents univers inventés par
Shakespeare à partir de du poème d'Homère, l'Iliade :
le camp grec, dominé par la figure d'Achille qui refuse de se battre, instaurant ainsi une trêve de tous les dangers, ceux de l'apathie, de la fuite vers le divertissement, de la critique stérile.
Le camp troyen, amolli par les plaisirs (Hélène ) et la pompe orientale, soumis aux tiraillements et aux contradictions l'aventure amoureuse et le premier amour fusionnel dans lequel Troïlus se plonge et auquel Cressida résiste.

Bref le temps de l'hésitation, du désarroi et des enthousiasmes, le temps des projets
avant leur mise en oeuvre, le temps de l'utopie avant le drame. Car tout cela finira mal, Troïe sera détruite, Cressida l'amoureuse exemplaire sera infidèle et au bout la mort, rien.

Le Théâtre n'est il pas justement ce moment délicieux et concentré prélude à la tombée du rideau qui consacre le drame, l'échec ? Il a toujours à nous raconter,par la métaphore, aujourd'hui où les repères s'estompent, où la crainte se banalise, où la réflexion s'étiole face à l'hypervitesse et la mondialisation. Comme si le temps, la durée n'existaient plus.

Ces temps d'errance, de passion, d'essais et erreurs que le théâtre nous offre, il faut les célébrer, les revivre ; ils sont plus que jamais nécessaires pour mieux nous ancrer dans la vie.