THE MELVINS

Depuis 25 ans, les Melvins ne cessent de faire s’entrechoquer bruyamment l’hommage parodique (de John Cage à Kiss en passant par Nirvana ou le Velvet) et l’expérimentation dans des télescopages à la fois comiques et on-ne-peut-plus sérieux, de faire se côtoyer les petites et les grandes formes, voire les formes monumentales du genre rock, l’aléatoire minutieusement programmé, l’abstraction bruitiste et le riffage metal fétichiste avec une intelligence rare et une exigence presque infaillible, réinventant la dialectique du rock moderne tout en restant dans une perspective historique, bien conscients qu’on n’en fera de toute façon pas table rase et que l’on doit toujours beaucoup à ce qui nous précède ou à ce qui nous entoure.


La fusion récente avec le duo Big Business, soit Jared Warren et Coady Willis, n’a pas fondamentalement changé la donne conceptuelle, cette quête de l’hybridation, de la combinaison hasardeuse et de la collision tragicomique des genres et des formes, en cela que, comme le dit Joe Preston à juste titre quand on l’interroge sur l’un de ses innombrables ex-groupes, «les Melvins: c’est le groupe de Buzz, un point c’est tout. C’est lui qui décide». Ce qui a changé en l’occurrence, c’est l’exécution, l’assurance de l’exécution et les nouvelles possibilités (double-batterie et renforcement vocal de Jared Warren) qu’offre ce nouveau line-upd’excellence. De fait, le souci du détail microscopique n’a jamais été poussé aussi loin, camouflé dans le classicisme apparent malicieusement, délicieusement trompeur des deux derniers albums, qui vient confirmer encore une fois que la règle réac’ du «c’était mieux avant» quasi-unanimement invoquée dès lors qu’on cause culte rock ne s’applique évidemment pas aux Melvins. Françoise Massacre (Noise Magazine)

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PORN
doom stoner massif
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