Il y a un peu plus de dix ans, suivant l’exemple de quelques groupes phares héritiers de la scène alternative française, tout un courant de mômes a commencé à délaisser la guitare et s’est amusé à réhabiliter l’accordéon en redécouvrant les disques des parents ou des grands-parents. Wilfried a fait partie de ceux-là. Un long séjour en Angleterre l’a poussé à écrire, lui donnant le sentiment de devoir réapprendre sa langue maternelle pour mieux l’apprivoiser. Un matheux raté qui se prenait pour un poète. Coup d’Marron était né.

En 2000 le groupe comptait 6 anciens potes de lycée qui cherchaient à “se dresser les poils devant les gens”, sur scène et dans les bistrots de La Rochelle. Pierrot et Nico étaient déjà là. Evoquant autant les jeux de gamin que les poings dans la gueule, le nom du groupe se voulait doux et féroce à la fois, comme ses chansons… C’est à ce moment que le Chantier des Francos accompagne ses premiers pas.

Grâce à leur premier EP simplement intitulé “Coup d’Marron”, ils commencent à prendre la route (jusqu’en Belgique), croisant ainsi le chemin d’artistes reconnus (Kent, Bénabar, La Grande Sophie, Les Ogres de Barback, Les Hurlements d’Léo).

Le line-up du groupe se stabilise à 5 et les choses s’enclenchent pour de bon en 2005. “Atoll à Terre”, le premier album, est enregistré à Bruxelles. Coup d’Marron s’engage alors dans la production (Label Souris) et, chose assez rare, dans la distribution (Distrib’Toi- Même). En plus, ça fonctionne ! Cette même année le groupe est “Découverte du Printemps de Bourges” puis est programmé pour la deuxième fois aux Francos de La Rochelle. Décidément, 2005 est un bon cru !

Au cours de l’hiver 2006, un nouveau répertoire mélancolique et plus rock est composé autour du poêle. Quatorze nouvelles chansons sont enregistrées par Duke à Bruxelles pour la seconde fois. “Emporte” (La Souris / L’Autre Distribution) sort en 2007.

Après 8 ans d’aventures intimes, l’envie d’exister en chansons est toujours aussi forte. Wilfried écrit une trentaine de chansons… Un vrai travail s’engage sur les mélodies, le répertoire s’oriente vers une tendance folk & pop.

En s’inspirant d’une des nouvelles chansons du groupe, Wilfried écrit quelques pages très personnelles qui seront adaptées en bande dessinée par Thibault Balahy. Le nouveau disque se trouvera alors aussi en librairie, inclus dans la BD. Un premier livre distribué nationalement (ACCFA / Viltis BD), quelle chance !

Un presbytère de campagne est investi et transformé en studio pour enregistrer le troisième album (La Souris / Mosaic Music). Ce nouveau disque se veut écrit pour soimême et pour tout le monde à la fois, il s’appellera alors “Pour les Chiens”.

” Des mots… Des notes… Et inversement… Les paroles portées de Coup d’Marron ne peuvent exister sans ces musiques appuyées et lourdes, puis douces et suggestives. Chacun sert l’autre, c’est ce qui fait la Chanson. Leurs allers et venues entre folk-rock susurré et douceurs arrachées portent le même appel. L’amour, la mort et une forme de colère inspiratrice. Eternelles préoccupations qui ne sévissent jamais sans leur lot de doutes, de joies, de surprises et de solitudes assumées. Tour à tour hurlant ou caressant sa “Chanson Française”, Coup d’Marron reflète les oscillations de nos petites têtes mal pansées. Un tango en santiags… ”