Le logement moderne à Toulouse
Exposition présentée par la Maison de l’Architecture Midi-Pyrénées

25 septembre > 28 novembre
 2009

À Toulouse, l’architecture moderne des années 50 s’inscrit d’une certaine manière, dans la continuité de la période d’entre les deux-guerres où de grandes oeuvres furent réalisées mais aussi en rupture car ayant adoptée les principes de l’architecture d’avant garde des années 20-30.
À l’issue de la 2de guerre mondiale, un groupe de jeunes architectes lié aux mouvements de la résistance, participe à des concours lancés par la Ville de Toulouse qui dans l’esprit de la reconstruction de la France offre de multiples possibilités dans divers
domaines : logements, écoles, hôpitaux…

À travers cette exposition, la Maison de l’Architecture a choisi de mettre en avant le logement tant individuel que collectif, car dans les débats politiques d’après guerre – vu le manque de logements et l’état de vétusté de nombre de ceux-ci – ce thème focalise l’attention de l’ensemble des intervenants.

Depuis le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (M.R.U), la municipalité de Toulouse, les organismes H.L.M tant au niveau national que local, les entreprises du bâtiment qui tout en maintenant un mode de production artisanal adoptent différentes techniques de préfabrication, les jeunes architectes sous l’impulsion des oeuvres et des écrits de Le Corbusier, tous ces intervenants participent à divers degrés à ce débat.

Quand nous regardons aujourd’hui l’architecture de ces années 1945-1975, notre vision est sûrement très différente de celle des architectes qui l’ont réalisée. De même aujourd’hui, leur regard est différent du nôtre, quand ils nous commentent leurs oeuvres. Pour quelques-uns d’entre nous l’intérêt de leur architecture réside dans les cheminements intellectuels et artistiques qui les ont amenés à réaliser ces oeuvres, dans ce qui peut surgir en les comparant au présent dans de proches références
qui malgré le temps passé et des circonstances
différentes peuvent nous indiquer un chemin, une voie…


Bernard Catllar,
architecte, commissaire de l’exposition