Alain Brunet est un trompettiste rare, on le sait, toujours en recherche de couleurs, ne refusant jamais le saut d'obstacles. Mais au-delà de la prise de risque, au-delà de la nécessité de nouvelles rencontres – on se souvient de celles qui l'ont associé à Prince L. Lawsha, à Charito, au Didgeridoo Project ou aux répertoires de Gainsbourg, Trenet et de la chanson française, – Alain trouve en AKPE MOTION un vent sur lequel il peut se laisser porter, sur lequel il peut surfer comme sur une vague sans cesse renouvelée. Certains penseront opportunisme.


Ils se trompent lourdement ! D'autres auront sans doute eu plus d'intuition et vu plus juste en comprenant le propos d'un musicien toujours prêt à l'aventure, à la recherche constante de nouvelles voies à défricher, de nouveaux chemins à parcourir, de nouveaux espaces où s'ébattre. Loin de toute velléité de modernisme à tout prix, notre trompettiste trouve un terrain sur lequel il peut pleinement et voluptueusement s'épanouir, signe de maturité pensons-nous, voire de sérénité. Bien sûr, sa culture (et la technique qui va avec, ne l'oublions pas) le mène à révéler le Miles qui sommeille en lui, à la recherche de sonorités neuves, de nappes, d'ambiances – oserions-nous écrire d'encens – mais surtout de mélodies, de rythmes, de scansions, enfin libre de toute contrainte.” Jean-Michel Proust